Journal de route 14

28

Nous voici une semaine après la sortie de l’album …Et nous vivons toujours tout cela très bien !

« Something You Might Like », après avoir fait une petite danse coquette entre la première et la deuxième place sur les charts iTunes Belgique, est à nouveau premier, devant Katy Perry, Yannick Noah, Arcade Fire et Eels.

En France, il se ballade tranquillement dans le top 10.
Pour le reste, cette semaine, nous l’avons passée principalement à répondre aux questions de nos amis journalistes, jouer en live pour des radios et faire un petit tour sur la scène de l’Olympia pour la Convention de rentrée Universal.

Sans conteste, LE marathon de la semaine fut les 17 interviews d’affilée données dans un café parisien aux murs vert olive et à la déco 50s.

Dix-sept, c’est un peu beaucoup. Quand le monde autour de vous se met à ressembler à la couverture de « The Piper At The Gates Of Dawn », la journaliste qui vous pose gentiment ses question ne comprendra peut-être ce que vous lui voulez …

Dormir quatre heures par nuit, boire énormément de champagne, devoir racheter des chaussures et se faire inviter à manger dans de très beaux restaurants parisiens, ça aussi ça faisait également partie de notre semaine promotionnelle de sortie de disque.
En toute honnêteté, nous avons passé une semaine émotionnellement intense. Nous tenons à remercier tous ceux et celles qui ont laissé des messages sur notre site, facebook, myspace, youtube et autres.

Nous apprécions et apprécierons toujours votre gentillesse et vos encouragements.

Nous avons également appris la disparition d’un très cher ami ; Charlie Maker. Je n’avais pas encore 15 ans que Charlie m’accueillait à bras ouverts sur la scène du Flanagan’s, à Bruxelles, pour ses jams mémorables.
Plus tard, je fermais régulièrement aux petites heures matinales ce même club, en sa très joyeuse compagnie, à écouter ses histoires lorsqu’il officiait comme bassiste du groupe Kleptomania ou ses récits de son voyage au États-Unis.

Une des ses histoires me revient d’ailleurs à l’esprit ; Kleptomania joue à Londres devant un foule en furie. Charlie, pendant le deuxième rappel, ne peut pas s’empêcher de lancer sa basse (manche en avant) dans la foule. Résultat, un fan hystérique, le visage en sang, retrouve Charlie à la fin du concert pour le remercier du plus beau concert de sa vie.

Hahahaha, yeah Charlie !!!!!!

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai pu l’accompagner sur des morceaux tels que « What Can I Do, What Can I Say ». Charlie, c’était un peu l’oncle spirituel des jeunes musiciens bruxellois. Je lui dois beaucoup. Beaucoup de musiciens lui doivent beaucoup… Thank You Charlie and take care.

Sinon, pour terminer cette édition du « Matthew’s random blog of randomness » tout en légèreté, voici le « blooper reel » de Puggy !

1 / Le sticker Inrocks qui figure sur l’emballage de notre album et sur lequel le titre de l’album a été modifié, ce qui nous donne : « Something You Might Light » !
Pour ceux qui ne suivent pas, « light » veut dire “léger” ou “allumer”…

“We should have made a Reggae album”.

Ceci-dit, à leur décharge, Les Inrocks nous avait envoyé ce sticker pour vérifier que tout était bon. Pas un membre du groupe, dont un anglais, n’a remarqué cette faute…. C’est beau les musiciens. Let’s stick to our day jobs …

2 / « Something You Midget Like ».

Nous avons été contacté par quelqu’un qui ayant converti l’album en mp3 pour iTunes, s’est retrouvé avec ce titre pour le disque. Encore une fois, pour ceux qui ne suivent pas, “midget” se traduit par «nain» en français …

3 / Un caméraman m’a demandé si le morceau « Something You Might Like » n’aurait pas été influencé par la musique du film « La Soupe Aux Choux » !!! Huge!!!!!

Matthew

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Journal de route 13

3

La question qui revient sans cesse ces jours-ci ! « Puggy, comment vivez-vous la sortie de votre second album? »

Bruxelles 7h30

Aaahh, LA question qui revient sans cesse ces jours-ci !
« Puggy, comment vivez-vous la sortie de votre second album? »

Fort bien, merci.

Après un réveil très très matinal grâce à un voisin aux troubles obsessionnels compulsifs bien affirmés (dont le plus marqué consiste à fermer sa porte à répétition ! Je vous assure, ça vous fixe une bonne humeur !), je me retrouve face à face avec ma bouilloire, la tête dans le gaz.
Ce ne sera qu’après la troisième tasse de thé que je me sentirai fin prêt à ouvrir mon laptop pour faire face au monde virtuel dans lequel il me semble vivre bien trop souvent ces temps-ci.
Petite parenthèse pour mes amis français et belges : le thé dont je parle est le thé bu à l’anglaise, c’est-à-dire que, d’abord vient le sucre et le lait, ensuite l’eau bouillante et les feuilles de thé séchées. Mélangez avec une cuillère et attendant que la couleur vire au brun foncé. Régalez-vous.
Fin de cette parenthèse.

Mon laptop enfin allumé, je me retrouve avec une liste énorme de « unread » messages (dont trois pour du Viagra, un banquier camerounais et un spam en forme d’invitation à facebook). Il est temps de changer mes security settings …
Il y aura aussi des mails redirigés du site www.puggy.fr
Des fans se sont déjà procuré l’album ou l’on écouté sur Deezer. Un grand merci à ceux-là, qui ont su se lever avant le soleil pour se procurer notre disque.
Les messages sont positif, très positifs même. Un tour sur Itunes s’impose donc (parce qu’on est curieux quand même …)
“Something You Might Like” est déjà dans les charts et semble grimper rapidement.

Cette visite sur le web ne sera pas très longue, il est déjà temps de filer pour un départ imminent vers Paris où de la promo nous attend.

J’achèverai donc ce post un peu plus tard dans la journée …

Paris 23h00

Nous sommes tous les trois sur une terrasse dans le dixième arrondissement, à boire des coups avec des amis proches dont Olivier Lefèbvre (directeur artistique qui nous aura signé d’abord en tant qu’éditeur et ensuite entant que DA comme premier groupe sur le tout nouveau label Casablanca/Mercury d’Universal France).
Nous serons à Paris pour toute la semaine. Ce soir, nous étions invites sur Europe 1 pour l’émission de Pierre-Louis Basse.
Demain et les jours qui suivent ,ce sera interviews en tout genre, sessions acoustiques radio, blog, tv.
Nous terminerons la semaine à la grande Convention de rentrée d’Universal avec sa soirée très arrosée en compagnie de toute l’équipe qui s’est battue comme des lions pour sortir cet album.

Parce que, pour revenir à la question initiale de ce post, on vient bien cette sortie grâce notamment aux bonnes nouvelles qui n’arrêtent pas d’arriver.
En effet, Puggy est numéro 1 des charts Itunes Belgique (où l’album ne sortira physiquement que demain, le 24) et est entré dans le top dix des ventes digitales en France.
Le facebook buzz de commentaires positifs et des mails fort sympathiques n’arrêtent pas d’arriver.
Les salles se remplissent pour l’Automne et les ventes de notre prochaine date à domicile (ce sera à l’AB en février) évoluent très très vite.

Merci à tous donc !!!

Matthew

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Journal de route 12

7

“Hahahahahahahahahha!!!!!”
C’est le texto que j’ai renvoyé à Nico (manager/booker belge) à 4h45 en route vers le lobby de l’hôtel à Genève dans lequel je venais de dormir de 4h00 à 4h25 du matin.
Nous étions à Genève pour un concert que nous avons donné au Paléo Festival entre 1h00 et 2h00 du matin.
« Hahahahahahaha », une réponse à notre planning que je venais de recevoir.
Notre planning, Romain, Ziggy et moi même en avons parlé dans le taxi vers l’aéroport. L’aéroport, nous nous y sommes rendus pour prendre le vol de 6h00 direction Bruxelles pour ensuite nous rendre aux Francofolies de Spa. Un planning qui ne nous laisse aucune place pour dormir entre hier matin et demain soir…
Les cinq jours précédents, nous avons dormi 3 heures par nuit. Là, nous sommes partis pour un 48 heure sans fermer les yeux plus longtemps que 25 minutes pour nous retrouver en finale sur la scène des Francos…..

“Hahahahahahahahaha”.

Tout d’abord, le Paléo.
Le Paléo, c’est à l’image des suisses que nous avons rencontrés lors de ce voyage ; courtois, polis, aimables et de bonne volonté.
Ma théorie, c’est qu’en Suisse, il y a également des gens pas sympa. Pour le bon fonctionnement de l’univers et son équilibre, il doit en exister aussi. Ils sont deux, sont connus de personne et vivent ensemble dans un chalet introuvable, caché par une forêt de brume très dense au point le plus élevé de la vallée qui ne porte pas de nom.
Il ne mangent jamais de fromage non plus.
Le Paléo c’est aussi un public généralissime qui vient découvrir des groupe inconnus à 1 heure du matin pour les encourager et faire la fête après toute une journée de concert et de têtes d’affiche en tout genre sur un site particulièrement beau.
La possibilité de manger une fondue à 2 heure du matin dans le cadre esthétiquement agréable qu’est l’espace VIP a particulièrement marqué Romain.
La Suisse, nous y retournerons.

Francofolies de Spa.

Spa, c’est en Belgique. La Belgique, c’est la maison. Le maison on s’y sent toujours bien.
Merci au public de Spa qui, comme il y a deux ans déjà, a été réellement magnifique.
Malgré une fatigue oppressante et quelques soucis techniques sur scène, ce fut un concert comme on les aime tout particulièrement.

Une longue journée s’est présentée à nous dès notre arrivée sur le site du festival. Gilbert et Vanessa d’Universal Belgique, ayant très bien fait leur travail, nous ont calé une longue série d’interviews et sessions acoustiques.
Cette journée de promo commence avec une session acoustique de trois morceaux, suivie par une conférence de presse dans l’hôtel Radisson devant une salle remplie de journalistes.
Je m’abstiendrai de me plaindre de ma fatigue après avoir posé les yeux sur tous ces journalistes qui ont encore des plus belles têtes que nous. Ils doivent être sur le site de ce festival depuis 5 jours et bossent comme de fous pour rendre leurs articles avant leurs deadlines respectives.

C’est sur la première mesure de I Do pendant cette session du matin que le stress que je porterai inconfortablement toute la journée naîtra. On a joué beaucoup de concert récemment et on a pas dormi des masses. Une voix, ça fatigue. Une voix quand ça fatigue, parfois ça casse. Une voix quand ça casse, ça fait mal, le groupe sonne moins bien (en tout cas pour le genre de musique que nous faisons) et ça prend longtemps à guérir. La date de ce soir est très importante et nous ne voulons pas décevoir le public belge que nous affectionnons tout particulièrement. Il y a aussi « Les Voix du Gaou »? dans deux jours…..
Mais, no worries. Ma voix tiendra sur les différentes sessions et interviews. Nous jouerons d’ailleurs un version de « How I needed you » avec Ziggy au xylophone que nous aura très gentiment prêté l’artiste québécois Ian Kelly.

Le reste de la journée se passe très bien. Un passage au JT de le Une sera la raison de textes particulièrement affectueux reçus de personnes que je n’ai pas vues depuis 10 ans et avec qui je ne me suis jamais particulièrement bien entendu. « People are odd sometimes ».
Nous ferrons de belles rencontres et des belles retrouvailles tout au long de la journée. Dévaliser un frigo en compagnie des Montevideo (qui on donné un tout bon concert avec MVSC) est toujours un vrai plaisir. Aussi, Belinda que je n’avait pas vu depuis quelques années, depuis le temps du Flanagan’s et ses jams sessions si mémorables. On se battra avec la fatigue et en sortirons vainqueur. On aura même trouvé une petite heure de sommeil grâce à un lit emprunté à notre attachée de presse.
Le moment du concert arrivé, tout se remet en place. Nous savons pourquoi nous somme là. La musique d’intro passe dans les haut parleurs. Le public se met à crier. Il n’y a que trois marches à grimper avant de poser les yeux sur cette scène et cette très belle foule. Huit mètres à marcher jusqu’au piano. La dernière note d’intro disparait dans les cris de la foule. L’adrénaline arrive enfin.
« Bonsoir Spa! »

Matthew

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Journal de route 11

2

Il doit être huit heure du matin,ce sont des montagnes, beaucoup d’arbres et une petite brume qui remplissent la vitre à ma droite. Je passerai les quatre prochaines heures sur Sursamen au niveaux 8 et 9 en compagnie des personnages de Iain Banks. Le temps passe vite sur Sursamen.

Je relève la tête et suit forcé de constater que les montagnes de la vallée de Samoëns ont été remplacé par le paysage de « Jean de Florette ».

On est en route pour le pont de Gard pour le Tempo Rock festival où nous partagerons la scène avec Soma.

Nous venons de passer deux jour à Samoëns avec son paysage dramatique, ses fondues à ne plus savoir se relever de sa chaise sa chaise, ses habitants très sympathique et son festival des Pépites. A Samoëns, Puggy est une pépite. C’est un très beaux compliment. Il faut savoir qu’ils ont bon goût dans les alentours. Ceci fut la troisième éditions. Sur leurs deux première, deux pépites on remporté par la suite des victoires de la musique. Puggy, une victoire de la musique? Huge!!!!

Nous aurons passé un tout bon moment sur une scène à 1200 m d’altitude. Le public majoritairement composé de personnes en vacances, et donc de familles, s’est montré très accueillant et enthousiaste. Une bande de belge sympa (en existe-t-il d’autres sortes?) était également de la partie. On s’est également fait interviewé par une douzaines d’enfants qui découvrait ce qu’est le journalisme. Ils ont très bien fait ça. Bravo.

J’ai plutôt le pied marin mais la montagne me convient pas trop mal. Surtout quand on nous offre l’apéro à 1600 dans un petit restaurant très charmant.

Deux jours donc très relaxant avec un seul petit moment de stresse. Ce moment de stresse ne sera cependant pas de la faute des Samenois, (Samoënsois?). Tomtom aura été le seul coupable. Après plus d’une heure de route à 1400m d’altitude avec comme seul signe de vie une vache sénile égarée et une armée de sapin à faire fantasmé n’importe quel Noëlophile, « Vous êtes arrivé »!!! Nous calmerons notre moment de panique avec un petit match de foot improvisé sur le bord de la route. C’est Romain, se comportant en véritable homme de la situation qui nous sortira de cette situation presque probablement fatal. Armé que d’une seule barrette de réseau et de son fidèle compagnon (son smart phone et son google earh app) , il retrouvera notre position et nous guidera jusqu’aux terrasses de la place de Samoëns. There was much rejoicing. Yay!

Donc, nous sommes en route pour le pond du Gard…

Heureusement pour vous, je sais prédire le future. Je peux déjà vous dire que le concert au Pond du Gare se passera très bien. Nous jouerons sur une scène construite pour l’occasion entre le pond même et une très belle foule de gens du sud et d’autre part. Nous parlerons avec un groupe de touristes Hollandais et un Norvégien. Nous rentrerons tard. Nous nous réveillerons tôt. Je ne dormirai que très peux grâce à la combinaison d’un couple particulièrement bruyant dans la chambre d’à côté et des mures bien trop fin. Benoit (ingé son) partagera son lit avec le chat de l’hôtel qui, ayant trouvé une fenêtre ouverte et un lit vide, y aura pris résidence.

J’aime le sud. Surtout cette accent qu’il me tarde d’adopter. Il se porte très bien en compagnie d’un Pastis. Et moi je me porte très bien en compagnie d’un Pastis aussi.

Je prédit également que la batterie presque vide de mon laptop va laissé ce blog sans der

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Journal de route 10

0

« Well, my great-grandad, he died of cancer from smoking too many cigarettes. But I must confess,

that he did quite profess at being the coolest mother fucker I’ve ever met. »

Gracias Andrew Jackson Jihad pour ce réveil tout en finesse. Je devrait peut-être mettre du Vivaldi comme musique de réveil….

Gracias Benicassim pour une très bonne soirée en très bonne compagnie…

My head feels like a Blood Brothers record played backwards in a very powerful stereo… Or is it all Blood Brothers albums played simultaneously backwards passing through a P90 and an old analogue delay pedal in a very powerful stereo while chewing on an old ashtray….

Open eyes slowly and proceed to check list.

Check list :

1 Je me suis bien réveillé habillé de mes propres vêtements. Check! 2 Je me souviens de qui je suis et de pourquoi je suis là. 3 Je sais que je suis dans la chambre d’hôtel que l’organisation du festival nous a réservé. Check! 4 Je devrais pouvoir trouver la machine à café après une douche et quelques pas d’essais pou vérifier le bon fonctionnement d’un corps qui en a pris pour son argent. Check!

Je reçois un texto de Clement :  »Hurry the hell up »

J’ai oublié quoi?

« Hey Clem, c’est quoi ton stress? »

« Il ferme la cuisine. »

Super…. Pas de croisant ce matin. Bon, reste plus qu’une chose à faire. Café/ Marlboro! Le petit déjeuner des champions.

J’ouvre la porte du balcon. Il fait déjà 30°. Finalement je me passerai de la clope. Il fait trop chaud.

Voici un compte rendu de la partie professionnel de la journée d’hier.

Il fait chaud, à Benicassim.

Notre premier concert de la journée à 18h commence en compagnie d’une poignée de spectateurs.

Il ne faudra attendre que quelques morceaux pour que la pleine se remplisse. Le public espagnol est celui dont on se souvient. Ils aiment faire la fête par ici. Malgré une chaleur accablante, ils nous donnent tout se qu’ils peuvent. On le leur rendra au mieux qu’on peut.

Sur le premier refrain de « when you know » je me rend compte que les touches du piano sont couvertes de sang. Il est probablement à moi. J’ai dû y aller un peut fort sur le morceau précédent. Je quitterai la scène en laissant derrière moi un piano qui aurait put être figurant dans un film de Herschell Gordon Lewis. C’est un Clement inquiet qui viendra me demandé si je n’ai pas besoin d’assistance médicale.

« It’s only a flesh wound ». Je le rassure. « I’ll go and self medicate ».

On range vite tout le matos pour partir en direction de la scène Jack Daniels à l’autre bout du site.

Le deuxième concert de la journée était censé être sous la forme d’une session acoustique où on joue une vingtaine de minutes pour ensuite parler de qui on est. Le public espagnol étant se qu’il est, on ne parlera pas de masse. On jouera de plus en plus fort pendant une bonne heure devant un public à qui il ne faudra que quelques minutes pour se lever et faire la fête au premier rang. Ziggy qui à transformé sa batterie en Darbouca frappe comme une brute. Cette pauvre percu ne dois pas comprendre se qu’il lui arrive. Un guitariste en sang et un batteur qui casse tout sur scène…. Il ne manquerait plus que Romain se prenne les pied dans ses câbles pour se retrouvé électrocuté la tête dans son amplis devant une foule hystérique. (Un phrase de Bill Hicks que je ne répéterai pas ici me revient à l’esprit.) On aura également repris, pour une raison qui m’échappe, « Enter Sandman ». Morceau que je n’ai probablement pas joué depuis mes 15 ans. Heureusement, Romain connait très bien ses classique et me fait transmettre télépathiquement le grille d’accord.

Good times!!! Ils sont vraiment fort ces espagnol.

Faudra encore travaillé un peux. Une petite heure d’interviews nous déposera vers 22h00 dans l’espace VIP du site.

Fin act 3 Scene 4.

Fondu au noir.

On baisse le rideau et on tire sa révérence.

Les actes 4 et 5 resteront entre nous et ne figureront pas dans ce blog.

Bonne nuit Benicassim.

Matthew

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Journal de route 9

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Nous quittons à l’instant la Rochelle et ses Francopholie sous la pluie. Le soleil souriant qui nous avait tenu si bonne compagnie toute la journée d’hier à cédé sa place aux nuages grincheux de ce mercredi matin. The XX qui me joue leurs chansons à bas volume directement dans les oreilles apporte une couleur sonore particulièrement mélancolique à cette scène.

Cette journée passée dans cette ville portuaire et les planches de la scène « Not ze Franco » sur lesquelles nous nous somme présenter à un public tout particulièrement chaud va rester un très beau souvenir. Les Francos, comme on me l’a simplement expliqué, est un festival démesuré. La relation entre le nombre de spectateurs et l’attitude conviviale et courtoise de toute les équipes sur place (de l’organisation à la sécurité en passant par les RP, les techniciens en tout genres et les équipes qui s’occupent de l’accueil) vous donne l’impression d’être invité à prendre le thé dans le salon en compagnie de 50 milles autres personnes. Là, une partie du salon à plus une tête de terrasse avec vue sur mer. Se sont les loges et backstages qui on été tout spécialement construites pour l’occasion. Nous partageons cet espace avec Gush (toujours aussi sympa) et Poney Poney Run Run. Antoine et Nicolas de Coco Royale (groupe belge qui vous prépare en ce moment même quelque chose de très bon) passeront également après le concert pour nous aider avec un frigo qu’on aurait pas pu vider tout seul. Les belges se doivent l’entre-aider quand à l’étranger.

Se sont ces même loges en forme de terrasse avec vue sur mer dont nous nous servirons pour toutes les interviews de la journée. Nous les transformerons par la suite en bureau logistique. Logistiques particulièrement compliquée pour les deux prochains jours. Nous devons être à Benicassim en Espagne demain. Les contraintes financière d’un groupe en tournée oblige l’équipe à se diviser pour cette date. Benicassim, nous y allons en « petite prod ». Toute une partie du backline (amplis, batterie,…) sera fourni par les organisateur du festival. Romain et Ziggy en voiture chargé à bloc font la route en tandem. Clement (you know) , Olivier (lumiére please), François (photographe avec qui je refait le monde assez souvent qui nous accompagne sur une série de date) et moi sommes dans le van en direction de Bruxelles. Huit heures de route, décharger le matérielle qui ne servira pas sur cette date, rendre le van à la compagnie de location à Gand, dormir quelques heures, se rendre à Zaventem tôt et arrivée à Valence de bonne humeur et en forme. Les retrouvailles se feront dans le backstage très cool de ce festival espagnol. Benicassim on connait. Il y a deux ans, on était déjà. On en garde des souvenirs… Ziggy et Frederica Feedback des Art Brut dansant sur le côté de la scene principale sur la musique de Deus. Serge (manageur franco iranien à la dégaine de Elvis « the good years » et celle de Jonny Cash le soir) et sa rencontre avec Pete Dogherty dans la piscine un mojito en main. Le « silent disco » du 4 heure du mat et notre bon ami norvégien Vavar qu’on a retrouvé endormi sur les graviers à côté du van quelques heures plus tard. Un Vavar qui depuis n’oublie plus jamais de mettre de la crème solaire avant de s’endormir sous le soleil espagnol.

La règle d’or de Benicassim : Pour chaque bière consommée, boire une bouteille d’eau, pour chaque bouteille d’eau consommée, boire un pastis, pour chaque pastis consommé, prendre une aspirine.

Matthew

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Journal de route 8

5

Je suis sur un balcon au 5eme d’une vielle maison parisienne à refaire le monde en compagnie de François de Ribaucourt (photographe à qui on peux créditer, entre autre, les photos sur les couvertures de notre premier album et du EP « Teaser »). « Cher citoyens, il y aura plus d’argent pour l’éducation, on acceptera que tout le monde ne soit pas né cartésien, que d’autre forme d’intelligences existent et qu’on se doit de les soutenir dans leurs développements, les bons objectifs photos coûteront moins cher, les musiciens ne pourront plus porter de lunette de soleil ou mâcher le bubblegum sur scène. Décrie la musique d’autrui comme de la bouffe pour chat ne sera pas considérer comme hip, cool, pertinent, où même signe d’une crédibilité quelconque. Les indépendants seront mieux traité et moins taxé en Belgique. Finalement, pour conclure notre programme, la créativité, l’initiative individuelle et l’indépendance seront encouragés et même attendus de tous. »

Une femme vêtue d’une nuisette apparue sur le balcon adjacent nous informe qu’il est tard (3h30), que nous faisons trop de bruit, que nous pourrions garder nos idée de socialistes pour nous et qu’il est probablement l’heure d’aller au lit..

Quand une femme en nuisette demande à votre blogueur d’aller se coucher, votre blogueur se doit de le faire…

Que de beaux rêves.

Le réveil est tôt (7h). « John Wayne Gacy, Jr. » de Sufjan Stevens surveille mon arrivée lente et progressive dans le monde conscient. Deux espressos plus tard, je me retrouve dans le bus un laptop sur les jambes en direction des Francofolies de la Rochelle vous tapant ces quelques lignes.

Je me trouve maintenant dans la situation compliqué de faire un jolie manœuvre de transition vers mon sujet d’origine : le clip vidéo que nous avons réalisé il n’y a pas une semaine….

Transition accomplie….

En réalité, nous n’avons pas réalisé le clip. Nicolas Mongin a réalisé le clip en compagnie de son équipe: « Les Monstres ». Le clip devait être pour « When you know ». Il l’a bien été.

Le clip devait être un clip de performance (les musiciens jouent, ou font semblent de jouer leurs instruments). Il l’a également été. Y devait y être rajouté des images de synthèses, des moments étranges de personnages flottants ou en mouvement. Ils le seront.

Pour l’occasion, un membre devait être rajouter à Puggy en la personne d ’un petit lapin appelé Dude. Il l’a été. Dude est un être heureux et s’est montré d ’un professionnalisme exemplaire. Pour rassurer les lecteurs amis des animaux, Dude n’est pas passer à la casserole, mais a été, je pense, adopté par Nicolas.

En vue de nous faire plaisir, Celine, notre chef de projet, nous avait promise de ne pas nous faire faire balade mystique sur un plage normande en plein hivers, accompagné du vent glacial le plus violent des 20 dernières années, chaussure en coton aux pieds, tout en évitant de se prendre un cube volant à toute vitesse dans la gueule.

Nous nous sommes donc retrouvé dans un studio parisien sans airco, 50 projecteurs, soft box, flash et autre éclairages qui ne donne pas que bonne mine mais qui vous chauffe à blanc un pièce en moins de temps qu’il vous faut pour dire « non, je ne retournerai pas sur une plage normande en hivers pour tourné un clip ».

Sans oublier qu’il a fait 40 à l’ombre ce jour de coupe du monde (Allemagne / Espagne pour ceux qui aime ça). C’est donc dans cette chaleur à faire jouir un dragon de Comodo que Nicolas nous a fait jouer le morceau 200 fois « le plus expressivement possible, s’il vous plait ». Qu’il nous a demander de nous hisser, à la seul force de nos bras, à une barre fixée à trois mètres du sol. Une fois hissé à la hauteur des épaules, d’y rester et gigoter lentement les jambes le plus longtemps possible. De sauter, danser, courir, crier, de nous installer tout les trois dans un cube ridiculement petit. Bref, une réel expérience de vie qui nous fait d’autant plus apprécier les petites choses de la vie comme l’eau du robinet, un petit coup de vent, où même le xanax…

Il va être bien ce clip. Je le sent.

Matthew

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Journal de route #7

14

Mes très chers lecteurs, vous pouvez nous envier notre vie d’artiste. Nous vivons la canicule bruxelloise non dans le cauchemar climatisé que peuvent être vos bureaux, mais sur une terrasse Saint-Gilloise * regarder le monde défiler * toute vitesse, une cigarette à la main, un Paul Auster en poche et un Ricard comme seul compagnon. Ne m’en voulez pas. Je suis de tout coeur avec vous.Ceci dit, un soleil pareil ça donne vraiment envie de jouer du Reggae au bord d’une plage ou d’être assis sur un porche à écouter un album de Bessie Smith en vinyle, un Jack glaçons à la main….

Je vous écris ces ligne du haut du troisième de nos quatre jours off. Ceux-ci sont les premiers depuis plus de trois mois pour toute l’équipe. C’est un repos bien mérité je vous l’assure. En musique, les congés, on ne connait pas. Pour nous, les congés scolaires liés à vos vacances annuelles sont synonyme de files à ne pas en finir sur la route vers le prochain festival. Les jours fériés, on ne connait pas non plus. Les congés payés ? Je vous laisse deviner.
Le week-end n’est qu’une raison de plus pour répéter ou enregistrer une nouvelle idée. Ne vous inquiétez pas, je ne m’en plaindrai jamais. Mais c’est pour cette raison que je ne vous parlerai pas de mes jours off. Un jour off dans ce métier, c’est sacré.
Je peux bien évidemment vous parler du jour avant nos jours de repos.

Notre départ de Paris fut un départ parisien joyeux, sous les couleurs de la Gay Pride.
C’est en attendant Clément (vous connaissez) à Pigalle et en apercevant un homme de la taille d’une armoire à glace en petite jupe, top moulant rose et petites ailes de fée sur le dos que la date du 26 juin m’est revenue à l’esprit. Ceci se déroule bien évidemment sur fond d’une compilation de skate punk des années 80 venant de la vieille boom box du vendeur de bonbon du trottoir en face du Moulin Rouge.
Réflexion : Il me semble que ce vendeur de bonbon a pour mission d’éduquer aux sons du métal et du punk les enfants qui viennent lui acheter ses bonbons. Noble mission selon moi. Merci Monsieur.
Pigalle, my kind of place.
Paris, on y était pour une belle dose de promo radio, mag et web. Toutes ces chose se déroulent généralement dans la bonne humeur et le détente. Il y aura pas mal d’articles sur nous et de sessions live dans les mois qui suivent. Je ne vous tiendrai pas au courant de cela ici. Si vous voulez ces infos, n’hésitez pas à faire un tour sur facebook ou autre.
Note : la session master classe pour Guitar Part s’est très bien déroulés. Pour ce qui est du contenu, je vous en laisse la surprise. (Ce sera disponible en septembre je pense…)
Avec l’arrivée de la dernière journée de détente, une semaine très chargée est en vue.
Nous repartons en direction de Paris pour cette fois y tourner notre prochain clip vidéo et pour quelques sessions radio de plus.
Ces histoires là, c’est au prochain numéro.

Je vous quitte cependant avec une invitation. Une invitation qui naît de la crainte d’un blog peut-être trop répétitif (bus, concert, hôtel, bus, concert, hôtel, promo….). Si vous avez des sujets que vous voudriez que j’aborde, n’hésitez pas * les déposer dans l’espace commentaire. Avec la volonté de faire dans le culturel, j’ai légalement demander * Ziggy de nous écrire une critique d’un livre sur un sujet technique écrit dans une langue qu’il ne comprend pas. Il me semble qu’il ait choisi un livre sur les moteurs de tracteurs ukrainien. Ou était-ce sur la discipline du lancer de cochon d’inde bolivien en Argentine… Ziggy? You there?

Matthew

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Journal de route #6

2

Bonjour tout le monde. Un petit retard dans les posts sur ce blog s’explique par un laptop en crise (plutôt un vista qui plante… surprise, surprise) et un blogueur fort occupé. En plus, il ne faut pas oublier que le chanteur de Puggy il est anglais et que la langue de Shakespeare est plus facile à faire chanter que celle de Molière pour lui… Merci les francophones pour votre orthographe et grammaire des plus… alambiquée…

This leads me to :
Parce que l’univers fonctionne finalement très bien, je prend cette opportunité pour vous présenter ceci :
Maxime de Radigues, dessinateur belge et ami proche, était présent à notre concert à La Cigale. Pour fêter ça, il nous a fait l’honneur de dessiner ces planches sur son périple parisien. Merci Max, t’es un king.
Pour plus d’info sur Maxime de Radigues : www.maxderadigues.com
Livres parus :
Antti Brysselissä à l’employé du Moi
Jacques Delwitte, Little White Jack à l’employé du Moi

www.employe-du-moi.org
Matthew

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Journal de route #5

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If Ziggy is the Lion and Romain wants to be the Scarecrow, does that make me Tin Man or Dorothy ?Un metro bruxellois, Elliot Smith dans les oreilles, on passe du 1040 au 1000 en quelques minutes.Les quelques secondes de silence entre chaque morceaux laissent passer une phrase ou deux de polonais, anglais ou espagnol. Home sweet home.Station Maelbeek , la vie se complique. Je me rend assez vite compte que « Between the bars » n’est pas idéal pour ce mode de transport. Un accordéoniste présent dans mon wagon vient de commencer son interprétation de « All of me » . Bye bye Elliot Smith, hello Ratatat et quelque DB de plus.

Si Ratatat ne suffi pas à faire disparaitre cet intrus, Machine Head y arrivera peut-être. A force d’être concentré sur mon iPod, je rate mon arrêt et suis forcé de descendre à l’arrêt Parc. Il fait beau, je me lance sur rue Royale à pied en direction du Jardin Botanique. Je connais bien cette rue et plus particulièrement la Place du Congrès et sa colonne. Je ne compte plus le nombre de fois que je suis passé par ici (et le nombre d’états dans lesquels j’ai dû être), revenant d’un concert quelconque. Entre les Jam sessions au Flanagan’s, Bizon, Studio Athanor ou autre bar, club ou autre appartement reconverti, c’était le temps où il était encore possible d’aller voir un “Psycotics” ou un “Course of Action” au DNA, un “Mark Marshall” au Grain d’Orge, un « Bai Kamara Jr » au Bank, un “Bill Roseman” ou un “Muzzy” au Blues Corner, un « Aka Moon » au Sounds….
Brussels, what happened. (well… I know what happened, but this is nor the place nor the time to get into it.)
Le Jardin du Botanique est en vue. Toute l’équipe y est déjà . Manque plus que moi pour les balances. Nous avons également deux invités pour la soirée. Thomas du magazine Guitar Part est là pour son reportage sur nous. (Bravo à Thomas d’avoir fait ça comme un champion jusqu’aux petites heures en bonne compagnie au Supra. Je laisserai soin à Romain de partager avec vous cette fin de soirée mémorable. Je n’y était pas…). Aussi présent, François de Ribaucourt, photographe devenu cameraman spécialement pour l’occasion. François, en plus d’être un très bon ami, est le photographe responsable des photos sur les couvertures de notre premier disque et sur notre dernier EP « Teaser ».

« Bonsoir Bruxelles. »
En voila un concert comme on en ferait tous les soirs. Un Bota rempli, un Devish au commande façade, un « flying Oli » aux ampoules, un Mourad au retours (Mourad, c’est la fée clochette du Bota non, sans blagues, merci Mourad, t’es toujours aussi courtois, motivé et fidèle au poste), un Clément au taquet, un trio très heureux d’être là et un public chaud bouillant. « Merci Bruxelles. » Je n’en dirai pas plus. Fallait y être. Frontsage et Moodio y était également pour la retransmission en direct de le première demi heure du concert. Tout semble s’être bien passé. On ne le referait pas ? Peut-être la totalité du concert place des palais pour le Brussels Summer Festival ou à L’AB en février 2011… could be fun.

Quelques heures plus tard, tout est rangé dans le bus. Direction « the yellow brick road du Bailli». C’est à des moments comme celui-là que l’expérience prend le dessus. Mr Devish en a de l’expérience. « Une portion de fromage et une Westmalle tripe SVP »

Bonne nuit Bruxelles.
Matthew

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